Wright, p. 162. Daté de Londres, 14 juin
1537, 14 juin.
Sont trépassés :
Frère William Greenwood.
Dan John Davy.
Frère Robert Sait.
Frère Walter Peerson.
Dan Thomas Green.
Sont à l'article de la mort :
Frère Thomas Scryven.
Frère Thomas Reding.
Sont malades :
Dan Thomas Johnson.
Frère William Horne.
Un est guéri :
Dan (Richard) Rird (Bere).
Très peu de temps après, la liste des « trépassés » comprenait tous les religieux sauf un. « De plus, écrit l'historien Sto\v, les neuf autres moururent de la puanteur de leur prison et misérablement étouffés. » Le seul qui survécut aux affres de ce donjon de Newgate, avec ses lentes tortures de la faim et de la suffocation, n'est pas celui que Bedyll donne comme « guéri », mais le Frère William Horne. Il languit dans son cachot jusqu'au 4 août 1540, jour où il fut pendu à Tyburn.
Des quatre moines envoyés dans le nord de l'Angleterre en 1536, deux reçurent la palme du martyre, car
Henri vin. — I. 15
Crumwell et ses agents avaient inutilement tenté tous les efforts pour ébranler leur constance. Ils avaient été transférés à la Chartreuse de Hull. Des plaintes étant parvenues à Crumwell sur leur peu de penchant à la soumission, ordre fut donné, en 1537, aux officiers royaux du district d'agir selon les décrets du parlement. Les deux pères furent donc arrêtés et conduits à York, où le duc de Norfolk les condamna à mort. La sentence fut exécutée dans cette même ville, et on laissa les corps des victimes pendus avec des chaînes. « Deux sur ces dix-huit moines, dit Stow, restèrent suspendus, lesquels étaient John Rochester et James Walwercke (1). »
Au moment où l'archidiacre Bedyll écrivait sa lettre du 14 juin 1537, la Chartreuse de Londres avait cessé d'exister. Encouragés par les promesses de Bedyll, effrayés des menaces ou, comme ce dernier les appelle, des « paroles sévères » de Crumwell, les religieux qui l'habitaient encore s'étaient décidés à remettre leur maison et leurs biens entre les mains du roi. Les conditions furent certainement dictées par l'agent de Crumwell et la cession fut opérée le 10 juin. « Attendu que, dit le document, la plupart d'entre nous et bien d'autres membres, morts ou vivants, de notre communauté avons gravement offensé Sa très illustre Majesté le roi d'Angleterre, et avons provoqué l'indignation de Sa Majesté contre nous et notre prieuré au point que nous méritons, en vertu des lois d'Angleterre, non seulement que les biens meubles et immeubles, les droits et possessions de notre prieuré soient confisqués, mais aussi que les corps de ceux qui sont