Calendar », IX, n
200 livres sont dues à un marchand de poisson de Londres et 180 à un épicier; et ces gens me les viennent tous les jours réclamer (1). »
La Cour était donc dans une situation presque désespérée au moment où le roi partit à Winchester pour y passer l'automne. Il fit, en cette ville, une première tentative pour remplir ses coffres à l'aide des biens ecclésiastiques. Vers la fin de septembre, Chapuys écrivait à l'empereur que « le roi, une fois arrivé à Winchester, où il est actuellement, ordonna qu'on dressât un inventaire des trésors de l'église, parmi lesquels il pritplusieurs magnifiques cornes de licornes et une grande croix d'argent ornée de pierres fines (2). » Ces modestes commencements furent néanmoins colorés d'une apparence de probité, car le roi donna en présent à la communauté, par manière de compensation, divers moulins qu'il prit à l'évêque dans cette intention.
L'exécution de l'évêque Fisher supprima un des obstacles qui semaient la voie où le spoliateur s'était engagé. L'évêque s'était fermement opposé à toutes les entreprises coupables pour lesquelles on avait sollicité son concours. Une précieuse « Vie » du vénérable martyr, qui date de l'époque et qui a, en général, passé à peu près inaperçue (3), dit que, « tant qu'il (Fisher) vécut, il maintint les privilèges des monastères. » La « Vie » presque contemporaine du Dr Richard Hall, dont les parties essentielles ont été conservées dans celle qu'imprima Thomas Bailey en 1655, nous apprend qu'il fut proposé d'octroyer au roi tous les