‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 153 sur 288 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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Les commissaires, dont les principaux étaient, outre Legh et Layton, Ap Rice, le Dr London etBedyll, entreprirent leur tâche armés de pouvoirs absolus. En réalité, cependant, ils continuèrent à rester sous la servile dépendance de l'inquisiteur suprême, Crumwell. « Ayant éprouvé récemment par moi-même, ainsi s'exprime Ap Rice dans une lettre à son maître, combien grave, combien mortel même, est le déplaisir d'un homme tel que vous..., je ne souhaiterais point à mon plus grand ennemi de s'attirer pareil déplaisir (1). »

Layton, lui aussi, écrivit à Crumwell une lettre rampante pour demander à être envoyé en visite dans le nord de l'Angleterre. Il promettait que personne autre, « quel qu'il fût, ne pourrait rendre à Sa Majesté le roi autant de services en ces contrées et agir aussi diligemment, ajoutait-il, pour le succès de vos desseins et l'honneur de vos fonctions. Nous désirons donc vous assurer de la fidélité de nos cœurs et de la sincérité de nos intentions, du dévouement solide et réel que nous avons pour vous et que nous vous devons, puisque vous nous avez attachés à vous » (2). Ce ne fut que plus tard, dans la même année, que le désir de Layton se réalisa. Entre temps, lui et les autres ne manquèrent pas d'occupation. Ils furent pourvus d'un questionnaire de quatre-vingt-six articles et d'une liste de vingt-cinq injonctions, dont ils pouvaient augmenter le nombre àleurgré.Les articles étaient fort inquisiteurs, les injonctions minutieuses et strictes. Forgées dans l'esprit dutreizième siècle, inapplicables en pratique, il serait aisé de comprendre, même en l'absence de toute preuve écrite, qu'avec des agents comme ceux de Crum-

i. « Calendar », IX, n° 630.

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