‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 155 sur 288 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

Henri vin. — I. 16

rehausser l'autorité du roi comme chef suprême de

l'Église par tous les moyens possibles. 11 n'y a point

de meilleure méthode, pour imprimer le respect de

cette autorité dans l'esprit des grossières populations

du Nord, que de leur montrer que le roi se propose

d'amender et corriger les religieux. Elles sont plus

superstitieuses que vertueuses, et accoutumées depuis

longtemps à des fantaisies et cérémonies fanatiques

qu'elles prisent plus que Dieu ou leur prince. Le livre

d'articles est entièrement fini. Il est confié à la garde

de Bartlett, votre clerc, et il y a une commission toute

prête. Vous ne saurez jamais, ajoute-t-il d'une

manière significative, ce que je puis faire avant de

m'avoir mis à l'épreuve (1). »

Les commissaires ne furent pas plus tôt à l'œuvre que des différends s'élevèrent entre eux. Les lettres où ils rapportent à Crumwell leurs démêlés sont instructives, car elles nous dévoilent et le caractère de ces agents de la Réforme et les'procédés don t ils se servaient. Legh se plaint de Layton, et il est à son tour l'objet d'une plainte venant de son confrère Ap Rice. Layton est trop disposé à donner une certaine latitude aux infortunés religieux qu'il tient prisonniers : « Il a beaucoup laissé à la discrétion clu supérieur, écrit Legh ; je n'ai point agi de même, afin qu'ils connussent mieux la souveraine puissance spirituelle du roi. » En outre, Layton n'a pas toujours renvoyé les religieux âgés de moins de vingt-quatre ans. Layton répond comme suit : « Et quant aux injonctions que Votre Seigneurie estime trop faibles, qu'il vous plaise de savoir qu'elles ne sont point données à ce titre, mais comme de simples admonestations et règles à

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