‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 162 sur 288 · Anglican Schism », t;-ad. de Lewis, p · texte numérisé non relu

Anglican Schism », t;-ad. de Lewis, p

« Les papistes, écrit l'historien Fuller, se plaignent fort, — avec quelle justice, Dieu seul le sait — de ce j qu'on ait employé une troisième classe d'agents à surprendre la chasteté des nonnes et à les attirer vers la ' débauche. On envoya dans les couvents, à dessein, certains jeunes élégants, qui avaient de jolies figures, : une langue flatteuse, quantité d'or et de riches habits, de la jeunesse, de l'esprit, du libertinage, en un mot, j tout ce qui pouvait produire une impression sur le sexe faible (1). » Puis il raconte une histoire qui confirme cette information : il s'agit de deux jeunes hommes qui allèrent dans un couvent près de Cambridge et prétendirent qu'ils étaient capables de séduire les religieuses à leur gré. C'est pourtant le contraire qui advint : l'un d'eux avoua cet insuccès à sir William Stanley, qui lui-même répéta la chose à un gentilhomme catholique qui vivait encore au moment où Fuller écrivait. A ce propos, un protestant moderne s'exprime ainsi: « L'histoire a trop de vraisemblance pour qu'on l'écarté sans réflexion... et, de plus, le ton des lettres de Layton à Crumwell est de nature à nous faire craindre que certaines religieuses n'aient été, en effet, méchamment séduites et d'autres non moins méchamment accusées à faux. Mais ceux qui savent apprécier le caractère des femmes de leur patrie seront persuadés que, parmi ces innocentes mal traitées, beaucoup passèrent saines et sauves, sous la protection de leur céleste fiancé, à travers les flammes brûlantes de la tentation : car les filles anglaises du dix-neuvième siècle que nous voyons autour de nous sont sœurs des religieuses anglaises du seizième,

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