‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 164 sur 288 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

près de cette ville et « filiale » du prieuré de Lewes. Il y avait obtenu des renseignements sur le sous-prieur d'un « loyal jeune prêtre récemment arrivé de Lewes », et il ajoute : « J'ai trouvé des preuves suffisantes, — je le pense du moins, — pour mettre le prieur de Lewes en grand danger (1). » Les renseignements quelconques que Layton s'était ainsi procurés furent utilisés le jour où il visita Lewes, plusieurs mois après. 11 rend compte de cette inspection dans ces termes : « A Lewes, j'ai trouvé les moines moralement mauvais et traîtres. Le sous-prieur m'a confessé qu'il s'était rendu coupable de trahison dans ses sermons: j'ai exigé qu'il signât une déclaration et s'abandonnât à la clémence du roi. Je l'ai aussi obligé de confesser que le prieur savait cette offense et l'avait conseillée, et le sous-prieur a signé ladite confession défavorable au prieur. » Là-dessus, le docteur assembla le chapitre et força le prieur de rester à genoux au milieu de ses moines: « Et je lui reprochai d'avoir tenu secrète la trahison, et je l'appelai un odieux traître et j'employai les paroles les plus cruelles que je pus imaginer, tandis qu'il était toujours à genoux, me suppliant de ne point vous communiquer les preuves de son crime. Je l'écoutai, mais lui enjoignis de paraître devant vous la veille de la Toussaint, et peut-être devant le roi lui-même, pour répondre en justice de ses actions, et d'amener son sous-prieur. Vous pourrez faire de lui ce que vous voudrez (2). » Il n'est pas besoin d'un effort d'imagination pour voir le sens que le visiteur attachait à ces paroles et le parti que Crumwell pouvait tirer de la situation.

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