‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 166 sur 288 · Calendar », IX, n · texte numérisé non relu

Calendar », IX, n

2. Ibid., n° 1075. Il est très curieux de remarquer le petit nombre de ceux que les rapports des visiteurs représentent comme disposés à abandonner l'état religieux. Dans leurs requêtes individuelles, les moines demandent aussi souvent à rester qu'à partir.

écrit-elle à Crumwell, sont venus ici récemment, et ils ont libéré trois de mes sœurs. L'une est dame Catherine ; les deux autres sont les jeunes femmes qui ont prononcé leurs vœux il n'y a pas longtemps. Cela me chagrine beaucoup. Je vous supplie, en toute humilité, d'être assez bon maître envers moi, pauvre femme qui prie Dieu à votre intention, pour me donner votre meilleur avis et conseil : quel parti dois-je prendre, puisqu'il ne reste plus ici que moi et cette malheureuse fille (1)? » Le conseil de Crumwell fut, selon toute apparence, tel qu'on devait s'y attendre. Toujours est-il que la prieure ne tarda pas à faire l'abandon de son couvent. Nous la retrouvons ensuite à Londres, où elle essaie d'obtenir une entrevue de Crumwell, pour l'engager à tenir sa promesse de secours. Lès serviteurs ne veulent pas l'introduire auprès de leur maître, et « la multitude des solliciteurs » est si grande qu'elle ne peut avoir une audience. Elle se plaint de ce que le roi ait donné à une autre personne la faculté de louera bail sa ferme de Marlow, et elle est « en grande peine et inquiétude » (2). Crumwell s'offre généreusement à lui prêter 40 livres pour l'aider à payer les frais de son séjour à Stepney,, pourvu qu'il reçoive d'elle une « bonne garantie ». Elle finit par devenir la gouvernante du fils de Crumwell, Grégoire, au sujet duquel elle écrit à son père : « Votre fils est en bonne santé. C'est un excellent écolier, il sait expliquer son Pater, son Ave et son Credo. »Le sort de laprieure de Little Marlow, si dur qu'il fût, dutêtre beaucoup plus enviable que celui de cette foule de pauvres religieuses (3)

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