Rec. Office. — Corr. de Crumwell, XL VIII, n
sion à la vive affection de l'abbé pour les anciennes croyances (1). Une fois déjà, un certain Andrew Saunders, vicaire de Winchcombe, s'était plaint de ce que l'abbé ne fût point partisan du nouvel ordre de choses. Tl avait, paraît-il, supprimé la rétribution du maître d'école et refusé ses services à l'église (2). Ce même abbé futinquiété par un autre desesinférieurs,JohnHorwoode, qu'on appelait encore Dan Placidus. Ce jeune homme désirait fort que « le peuple se convertît et rejetât ses pratiques papistes ». Il eût aimé voir, imprimée sur le front de chaque religieux, l'épître de saint Paul aux Romains où il est dit : Non est pot estas nisi a Deo. Il insinue donc que Crumwell devrait forcer ses frères à mieux reconnaître la suprématie du roi. Nous ne serons pas surpris s'il demande une récompense pour ses peines : « Merci, ajoute-t-il, de m'avoir dispensé de me lever à minuit pour les matines. L'abbé prétend que cela provoque des murmures et de la jalousie clans le couvent. La vérité est que je n'aime point les charges et les austérités de l'état religieux, telles que l'abstinence habituelle, le « frater » (3), et autres parties de la règle (4). »
Le prieuré voisin, celui de Worcester, nous offre un nouvel exemple de désordres semblables. Un des moines, John Musard, avait été mis au séquestre pour un motif quelconque par son prieur. Le Dr Legh et William Petre vinrent visiter la maison, écoutèrent ses plaintes et, apparemment, se prononcèrent contre lui, car Dan John écrit à Crumwell en ces termes cour-