Calendar X, n°s
roucés: « Comme si j'ai jamais été un être aussi peu raisonnable que le disent maître Legh et M. Petre ! Je suis accusé par la faute des gens qui me veulent du mal. Quelle pitié ! Me justifier clairement, je ne le puis ; mais si j'ai mal agi, c'est dans le passé : j'ai été corrigé depuis. C'est pourquoi je prie Votre Honorable Seigneurie de ne point accueillir les fausses accusations ourdies contre moi pendant la visite actuelle. » Dans une nouvelle lettre, il déclare que la décision hostile des visiteurs a été achetée par des présents (1 ) . Les supérieurs de Worcester eurent une autre épine au pied. Dan William Fordham avait été procureur du couvent, et on l'avait congédié pour ses gaspillages et malversations (2). Le sous-prieur, Dan Ro^er Neckham, fut également destitué. Ce dernier, de concert avec Fordhan, s'efforça de créer des embarras au prieur en l'accusant auprès de Crumwell. Le complot réussit, et la direction du couvent fut remise entre les mains des deux moines révoltés, en dépit des protestations de la communauté (3). Le prieur fut emprisonné avec un de ses religieux à Gloucester, et bien que le chancelier, Sir Thomas Audeley, doutât que le crime de haute trahison pût être prouvé en l'espèce, il n'en pensa pas moins que le plus sûr était de « dresser contre eux un acte d'accusation et de les laisser en prison » (4). Ils y restèrent en effet, malgré l'intervention de lady Margery Sandys en faveur du prieur, « qui était un moine fidèle à Dieu et au roi », tandis que Neckham, alors supérieur de Worcester, avait une
i. « Calendar », IX, n<> 497.