‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 175 sur 288 · Legh à Crumwell. Wright · texte numérisé non relu

Legh à Crumwell. Wright

4. Qui comprenait huit comtés. Cette inspection fut réellement faite : on en

nécessaire de se presser. Mais puisqu'ils visaient surtout, comme dans le cas de l'archevêque d'York, à dénoncer « quantité de choses dignes de réforme », afin de plaire à Crumwell et à son royal maître, ils n'avaient pas besoin dé se livrer à des recherches fort longues.

La rapidité avec laquelle ils achevèrent leur tournée rendait impossible toute investigation : aussi leurs « comperts » ou rapports sont-ils entièrement dépourvus de valeur. Ils prouvent cependant, preuve superflue ! que les visiteurs étaient prêts à porter contre les moines les pires accusations, et que la réputation d'une foule de religieux fut noircie, — sans qu'ils l'apprissent jamais peut-être, — par de simples assertions émises à la légère. On sait que Layton « s'attendait à trouver », dans les monastères du Sud, toutes les horreurs que lui dépeignait sa perverse imagination. Il écrivit aussi du Yorkshire à Crumwell : « Nous rencontrons la corruption parmi les religieux tout comme dans le Sud... et une fourberie encore pire, si pire se peut. » Là-dessus, il les accuse en bloc de la plus révoltante espèce d'immoralité (1). Cette accusation flétrissante semble perdre beaucoup de son poids pour qui constate que Layton n'avait pu faire une enquête vraiment digne de ce nom. De son propre aveu, il ne découvre que ce qu'il est venu chercher : « Aujourd'hui, dit-il, nous commençons par l'abbaye de Sainte-Marie (2), où nous comptons trouver beaucoup de mauvais vouloir

verra la preuve dans le recueil abrégé des rapports intitulé « Gomperta ». 88 monastères furent visités pendant cette quinzaine.

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