‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 182 sur 288 · Rapports · texte numérisé non relu

Rapports

2. «Henry VIII », cap. 28. — Le terme qu'emploient les rôles du parlement est celui de « compertes », nom appliqué aux rapports des commissaires.

3. Ce qui correspond environ à 60.000 francs de notre monnaie. (Note du traducteur.)

qu'il avait « connus à la suite des rapports des visiteurs » et d'autres dénonciations. Puis le parlement, après « une grande délibération », agit en conséquence. Le rapport des visiteurs lui fut-il soumis sous une forme quelconque ? 11 est probable qu'on ne le saura jamais d'une façon certaine.

Sanders, il est vrai, parle de la « proclamation des énormités (1) », mais ces paroles peuvent ne se référer qu'à la déclaration du roi. L'évêque Latimer, qui siégeait peut-être ce jour-là parmi les lords, dit également : « Quand leurs énormités furent lues d'abord au parlement, elles étaient si grandes et si abominables, qu'il n'y eut qu'un cri d'horreur contre elles ; mais peu après, on créa les mêmes abbés évêques, afin d'économiser leurs pensions (2). » Telles sont les uniques preuves sur lesquelles on s'appuie pour soutenir que le fameux « Livre Noir » fut présenté au parlement. Cette expression de « Livre Noir » se rencontre pour la première fois dans un document intitulé : « Mode de dissolution des abbayes ». On suppose qu'il fut rédigé pour l'édification de la reine Elisabeth. « Ceci fut publié, affirme l'auteur, avec les noms des parties et l'exposé de leurs actes. Ceci fut montré au parlement, et toutes ces vilenies furent révélées et abhorrées (3). » Les vilenies « révélées et abhorrées », —

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