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primer les dispenses accordées aux prédicateurs. Il permit de prêcher à ceux-là seuls qu'il savait certainement devoir s'élever contre l'autorité du Saint- Siège (1). Afin de pouvoir surveiller avec plus de facilité l'enseignement donné au peuple, il fut défendu de prononcer des sermons ou des instructions dans les églises de paroisse ordinaires après neuf heures du matin. A cette heure-là, le service religieux devait être terminé, afin qu'alors « les curés et leurs paroissiens pussent venir à la Croix de Saint-Paul écouter les prédicateurs ». Ces derniers étaient particulièrement chargés d'exposer les doctrines prescrites par le Conseil privé. Une note spéciale du Conseil enjoint même de façon rigoureuse aux maire, « aldermen » et conseillers municipaux de Londres de « s'entretenir souvent de ces choses à table » et d'instruire leurs serviteurs, pendant que les fonctionnaires des provinces et la petite noblesse doivent veiller à ce que leurs familles « répandent ces doctrines partout où elles vont » (2). Les opinions même des particuliers hostiles au nouvel enseignement n'étaient pas tolérées : afin de les découvrir, on établit dans la libre Angleterre un système d'espionnage qui ne permit plus à personne de se sentir en sûreté. Le riche gentilhomme et le pauvre apprenti couraient un risque égal à laisser connaître leurs convictions. Lord Hussey fut obligé de s'excuser devant le ministre tyrannique d'avoir tenu à sa table, trois années auparavant, une conversation où il blâmait un prêtre pour avoir parlé irrévérencieusement de la sainte Vierge (3). Richard Hill, pauvre
i. « Calendar », VII, n° 463.
2. Souvenirs de John Louthe — Voy. « Narratives of the days of the Reformation »,'Candem Society, p. 23.