Calendar », IX, n
3. « Évidemment, ainsi s'exprime M. Gairdner (Calendar, X, Préface, 62),
Ils expriment en même temps le regret de ne pouvoir expédier plus de détails, car, disent-ils, « dans les grandes maisons où nous arrivons de concert, ils se liguent si bien entre eux et leurs supérieurs sont de tels pharisiens, que nous n'y pouvons avoir que peu ou point de comperts. Et d'après les autres, vous jugerez bientôt de ce qu'ils sont tous ; cependant, s'il vous plaisait ensuite d'envoyer une commission dans ceiv taines maisons, ad melius inquirendum, et de donnera ceux qui s'y rendront un peu plus de loisir , nous ne doutons point que vous ne découvriez en eux tous des rien-qui-vaille (1). »
Le 27 septembre 1535, Legh écrit de nouveau à Crumwell et joint à sa lettre les « Compertes » de l'abbaye de Chertsey, qu'il intitule : « Compendium compertorum apud Chertsey » (2). Ce document est conçu exactement dans la même forme et classé sous la même rubrique que les autres « comperta », sur l'origine desquels il nous fixe définitivement : ce furent donc là les rapports expédiés au visiteur général par ses agents au fur et à mesure que la besogne avançait.
Le but principal de l'inspection et le grand désir des visiteurs était de découvrir le mal : les lettres ellesmêmes ne nous laissent aucun doute à cet égard. « Nous n'avons pas lieu, en vérité, dit M. Gairdner, d'avoir une excellente opinion du caractère des visiteurs de Crumwell, et la correspondance de Layton nous montre qu'il faisait ses délices des impuretés
il s'agit là du troisième document, qui figure sous le n° 364 du présent volume. »
1. « Galendar », IX, n°808. Remarquez que, de l'aveu même des commissaires, leurs enquêtes furent très rapidement conduites et qu'ils voulaient par avance trouver les religieux coupables.