Ibid., n
qu'il déterrait (1). » Du Yorkshire, Layton et son confrère Legh annoncent, par une lettre déjà citée, qu'ils « comptent trouver de fort méchantes dispositions » chez l'abbé et la communauté de Sainte-Marie, à York, « ce dont je vous informerai, si Dieu le permet, dans mes prochaines lettres ». Les derniers mots de la lettre nous éclaireront sur l'importance de cette communication. Layton, qui avait déjà donné à Crumwell cette assurance : « Vous ne saurez jamais ce que je puis faire avant de me voir à l'œuvre . » Layton termine ainsi la missive datée d'York : « En attendant, soyez assuré que je vous servirai fidèlement dans toutes les affaires que vous me confierez, et que ni la corruption ni le lucre n'empêcheront ma loyauté de remplir les commandements de mon prince et de se bien acquitter envers vous, qui avez placé votre confiance en moi (2). »
Certains membres isolés des maisons religieuses, las des contraintes de la règle monastique ou foncièrement mauvais, saluèrent peut-être avec joie la délivrance probable que leur laissait entrevoir la visite. C'est de leur bouche que Layton, Ap Rice et Legh apprirent sans doute les histoires malveillantes qu'ils consignèrent sur le compte des différentes communautés religieuses inspectées par eux. Se livrèrent-ils seulement à l'ombre d'une enquête sur l'une quelconque de ces accusations ? Aucune des lettres, aucun des documents que nous possédons ne nous autorisent à le croire. Il semble que les visiteurs aient peu souhaité pareille enquête, à voir la rapidité avec laquelle ils remplirent leur tache et l'empressement qu'ils mirent,