Wright, p
ainsi que le démontre leur correspondance, à recueillir toutes les imputations défavorables. Des religieux en masse, il n'est pas du tout vraisemblable que les inquisiteurs aient reçu information ni assistance. 11 est probable que la plupart de leurs accusations étaient le fruit de méchants racontars, embellis par leur imagination toujours en éveil. Ils ne découvrirent que ce qu'ils espéraient et comptaient découvrir, et, selon toute vraisemblance, ils laissèrent ceux dont la bonne renommée était en jeu dans une complète ignorance du danger.
« 11 ne faudrait pas s'imaginer, dit M. Gairdner, qu'abbés et communautés se soient soumis généralement en silence à une nouvelle autorité, résolue à chercher un prétexte à leur destruction dans d'injurieuses enquêtes. Une foule de grands établissements n'eurent aucune confidence à faire aux visiteurs, et il est fort possible même que les moines aient souvent refusé de se justifier devant des hommes pour la conduite et la mission desquels ils avaient un bien mince respect. Eu égard à la rapidité avec laquelle la besogne futaccomplie, les enquêtes ne purent guère être menées de façon fort équitable (1). »
Quiconque sait les dispositions réglant la visite des monastères par les évêques ne saurait penser, avec M. Gairdner, que « les yisiteurs royaux employèrent probablement les vieilles méthodes d'investigation au cours de leurs tournées et n'innovèrent que sur un point, à savoir, que les résultats furent par eux rapportés au roi (2). » Jamais évêque ne se conduisit envers les communautés religieuses comme le firent à