Wright
les dés et ne prêchait point. « En outre, il paraît attaché au maintien des cérémonies superstitieuses qui ont été en usage jusqu'ici. A l'égard de la communauté, nous n'avons pu en tirer que peu ou point d'informations, malgré toute la diligence que nous employâmes en nos interrogatoires et les indices déjà recueillis. » Il en conclut donc que les moines « s'étaient ligués ensemble et entendus, avant notre arrivée, pour ne rien révéler. » « Et pourtant, il est reconnu et avéré qu'il y avait ici une telle affluence de femmes qu'il n'en est jamais entré davantage en aucun monastère... Il y a ici des membres qui ont l'âge moins huit ans, et qui s'en vont. D'autres ont l'âge, plus cinq ans, et partiraient s'ils le pouvaient : ce sont les meilleurs de la maison, et du plus haut savoir et jugement. La communauté se composait, avant notre venue, de soixante sauf un, plus trois qui étaient à Oxford. >>
Par bonheur, nous possédons encore les « compertes » que ces visiteurs envoyèrent à leur maître tout en avouant « n'avoir tiré que peu d'informations, malgré la diligence employée dans les interrogatoires ». Ils sont de la main d'Ap Rice lui-même. L'abbé est accusé d'aimer les cartes et les dés et de ne pas remplir ses devoirs de prédicateur. Ap Rice ajoute qu'il se plaît beaucoup à fréquenter les maisons de femmes, (1) etc. ; mais il reconnaît, dans la lettre même qui accompagne ces « compertes », qu'il ne circule sur la réputation de l'abbé Melford que de vagues rumeurs malveillantes. Après cela, il n'est point surprenant de voir accolés ensemble les noms de neuf