‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 207 sur 288 · R. O. — Papiers d'État, I, p · texte numérisé non relu

R. O. — Papiers d'État, I, p

mies et ajoutait : « 11 serait trop long de rapporter toutes les choses que j'ai apprises sur lui et que je suppose vraies (1), » ce visiteur déclare que le prieur de Maiden Bradley, dans le Somerset, avait six fils; que ceux-ci, « de grands jeunes gens, le servaient à table », et que « le pape, ayant égard à sa fragilité, lui avait accordé la permission, sue plumbo », de décharger sa conscience (2).

Cette histoire, si peu vraisemblable par elle-même, ne repose sur d'autre garantie que Yipse dixit de l'éhonté Layton; le prieur, Richard Jennings, — et cette circonstance en fait justice, — fut pensionné sur la proposition du chancelier et de la Cour d'accroissement (3), et il devint plus tard curé de Shipton Moyne, dans le comté de Gloucester.

Il nous reste à dire quelques mots des imputations produites contre le supérieur de l'abbaye de Wigmore, laquelle était située à huit milles de Ludlow, en Herefordshire. M.Froude s'exprime ainsi, à propos du document accusateur (4) : « Il est si singulier que nous le reproduisons tel quel : c'est une vraie antiquité repêchée dans un état de conservation parfaite parmi les épaves du naufrage de l'ancien monde (5). »Le même écrivain aporté son choix sur un bel échantillon entre deux histoires types qui, à ses yeux, justifient complètement les mesures prises par Henri VIII contre les monastères. Il déclame contre cette « infraction flagrante, exemple choisi », ajoute-t-il « entre beaucoup d'autres », commise par un abbé « capable d'acheter avec les joyaux

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