English Chancellors », I, p. 600. Ibid., p. 230 et sqq
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même au sein de la Convocation et d'autres assemblées rigoureusement ecclésiastiques. A peine le vénérable Fishçr fut-il exécuté, qu'il lui succéda comme chancelier de l'université de Cambridge (1). Bien que laïque, il n'hésita pas à accepter le doyenné de Wells et d'autres bénéfices ecclésiastiques (2). Au parlement, il prenait le pas sur les nobles de tout rang, en vertu de son titre spirituel de vicaire général du roi.
Armé comme il l'était d'un pouvoir suprême et absolu, au civil et au spirituel, il réussit à créer et à maintenir en Angleterre le véritable règne de la terreur. Les pages qui précèdent ont dit, en partie, comment il usait de son autorité pour nommer d'autres agents de destruction, et quelle œuvre ils accomplirent tous ensemble : chaque abbaye en ruines et chaque autel profané d'Angleterre sont là pour le proclamer. Chaque indigent, à voir la froide charité que lui accordent aujourd'hui les hospices du pays, ne peut manquer de regretter la perte de son patrimoine, cruellement volé par ceux qui détruisirent et spolièrent les maisons religieuses.
« A Crumwell, » écrit Froude, « appartenait le rare privilège du génie : voir ce que d'autres ne pouvaient pas voir. Aussi fut-il condamné à gouverner une génération qui le haïssait, à faire la volonté de Dieu et à succomber au cœur du succès. Il n'eut point de partisans (3). » Les documents qui nous restent de cette période du règne d'Henri VIII confirment cette assertion : Crumwell n'eut personne pour le suivre, et il