‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 240 sur 288 · Ibid., XXXII · texte numérisé non relu

Ibid., XXXII

4. C'est-à-dire d'un membre de l'Ordre de Saint-George. (Note du Irad.)

je suis incité à vous signaler que l'abbé, d'après mes informations, s'attendant et se préparant à ladite suppression, vend des moutons, du blé, du bois et d'autres choses dont il peut faire argent (1). » Un mois après, l'auteur de cette lettre remercie Crumwell de lui avoir accordé le poste qu'il sollicitait ainsi. Il arrive cependant que le ministre n'obtient pas toujours son argent avec tant de facilité. William Arnold, abbé de Miravale, écrit qu'il apprend par le Dr Legh que Crumwell espère bientôt toucher les 40 livres « promises, dit-il, pour la peine que vous avez prise en ma faveur. J'ai déjà versé pour votre compte au sergent Thornton 100 livres, qu'il me réclamait pour votre dérangement. Il m'a accusé réception de cette somme et affirmé qu'elle a déjà été versée entre les mains de Votre Seigneurie. Quant aux honoraires que, d'après le Dr Legh, M. Thornton nous a promis, je n'ai jamais rien su à ce sujet, mais je vous paierai, cela s'entend, et je vous prie d'accepter la valeur en marchandises (2). »

Les bruits qui annonçaient l'approche de la dissolution provoquèrent des offres nombreuses et tentantes de pots-de-vin dont le but était de détourner la ruine des monastères. L'abbé de Pipwell « fera tout ce que peut un pauvre homme pour contenter Votre Seigneurie... avec 200 livres » (3). S'il veut laisser subsister Peterborough (4), Crumwell y trouvera son compte. S'il épargne à Colchester la dissolution, il y gagnera 2.000 livres (24.000 de notre monnaie). En somme, les

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