‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 248 sur 288 · lbid., n · texte numérisé non relu

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se vantant d'être assez puissant pour agir à son gré (1).

Le 23 juin, l'ambassadeur reçut une relation détaillée de ce qui s'était passé, et il écrivit un résumé de ses informations au Connétable de France. De cette lettre (2) il ressort que Crumwell ne prévoyait aucunement sa chute. Quand le gouverneur de la Tour pénétra dans la salle du Conseil, à Westminster, et lui annonça qu'il avait ordre de l'arrêter, Crumwell, transporté d'indignation, jeta son chapeau à terre et déclara qu'il n'avait jamais fait que servir le roi. Plusieurs membres du Conseil lui crièrent qu'il était un traître et qu'il devait être jugé « d'après les lois qu'il avait lui-même forgées et qui, » ajoute Marillac. « étaient si sanguinaires que quelques paroles, souvent prononcées par inadvertance ou en toute bonne foi, passaient pour crime de haute trahison ». Le duc de Norfolk lui arracha les insignes de L'ordre de Saint- George qu'il portait au cou, et il fut aussi dépouillé de l'insigne de la Jarretière. Avant même que la nouvelle ne fût connue, Crumwell était enfermé à la Tour, et le peuple apprit l'arrestation en voyant les officiers du roi, accompagnés d'une nombreuse suite d'archers, entrer dans la maison du ministre déchu pour y opérer une perquisition.

Lord Crumwell avait peu d'amis et beaucoup d'ennemis. Le duc de Norfolk affirma à Marillac qu'il mourrait « par le châtiment le plus ignominieux alors en usage » (3). L'unique personne qui lui restât attachée, pensait l'ambassadeur, c'était Cranmer, « lequel

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