‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 249 sur 288 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

n'osa point ouvrir la bouche en sa faveur » (1\ Dès le jour qui suivit l'emprisonnement, Henri commença de distribuer les places du ministre disgracié. Il envoya par les rues de Londres un officier qui « défendit publiquement qu'on désignât Crumwell sous le nom de « lord Privy Seal » (Monseigneur du Petit Sceau) ni par aucun autre de ses titres ou dignités, mais commanda de l'appeler simplement «Thomas Crumwell, cardeur de laine », le roi lui ayant enlevé tous les privilèges et titres de noblesse qu'il lui avait accordés » (2). Le bill d'attainder (3) qui le frappa nous fournit, sur les inculpations dirigées contre lui, des détails plus abondants que ceux qu'il est possible de recueillir sur ses propres victimes. Après avoir exposé toutes les faveurs dont le roi l'a comblé, le bill continue ainsi : « Et pourtant, Thomas Crumwell, aujourd'hui comte d'Essex, quand il fut pris et reçu par Votre Majesté à son service, ledit Thomas était alors un homme de très vile et intime condition. Et, à cause de la singulière foi et confiance de Votre Majesté en lui, non seulement vous élevâtes ledit Thomas au rang de comte et l'enrichîtes de nombreuses donations et propriétés, terres et emplois, mais vous en fîtes l'un de vos plus intimes conseillers, tant sur le domaine de votre suprême juridiction ecclésiastique que sur celui de vos plus importantes et secrètes affaires temporelles. » Mais il aété prouvé qu'il est un « traître perfide et corrompu, » qu'il a mis en liberté qui bon lui semblait et vendu différentes donations « pour diverses sommes d'argent », même à des étrangers.

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