‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 25 sur 288 · Rymcr, III, p · texte numérisé non relu

Rymcr, III, p

grand nombre de prieurés étrangers (1), mais, dix ans plus tard, en 1337, la guerre ayant repris, il eut recours à la politique de ses deux prédécesseurs. Pour se procurer de l'argent, non seulement il pratiqua le système des prêts forcés et mit en gage sa couronne et ses joyaux, mais il s'empara, une fois de plus, des biens de tous les étrangers français, laïques et ecclésiastiques (2). Les domaines des « alien priories » tombèrent donc de nouveau en la possession du roi. Dans les maisons cluniciennes, il régnait depuis longtemps un certain malaise chez les sujets anglais qui avaient embrassé ce genre de vie religieuse. En 1331, quatrième année du règne de ce roi, les Cluniciens anglais exposèrent au Parlement leurs griefs sous la forme d'une pétition. Il y était dit que, de l'avis de beaucoup de gens, les maisons n'étaient pas gouvernées suivant les règles ; que, dans certains prieurés, comme Montacute et Bermondsey, où il y aurait dû avoir de trente à quarante membres, il n'y en avait pas le tiers de ce nombre ; que tous les revenus ainsi économisés étaient expédiés hors du pays ; qu'aucune élection n'était permise ; qu'à peine vingt religieux de la province étaient profès ; que certains membres anglais restaient quarante ans avant de pouvoir prononcer leurs vœux, et que d'autres n'obtenaient jamais la permission de les faire. Les pétitionnaires suppliaient le Parlement d'exiger que quelqu'un eût, en Angleterre, toute autorité pour régler la question des vœux, et ils laissaient entendre que le prieur de Lewes était la personne qu'il fallait élire. En dernier lieu, ils déclaraient que le grand mal {magnum

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