‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 26 sur 288 · Ibid., IV, p · texte numérisé non relu

Ibid., IV, p

malum), c'était que les moines français, malgré leur petit nombre, restaient toujours les maîtres et qu'ils traitaient couramment les sujets anglais comme des inférieurs. 11 leur était difficile, sinon impossible, prétendaient-ils, de vivre ensemble dans ces conditions. A cette remontrance le roi répondit en ordonnant de faire cesser cet état de choses, « de peur qu'il n'eut lieu d'agir d'une façon plus sévère » (1).

Edouard 111 conserva les prieurés étrangers entre ses mains pendant vingt-trois ans. Il lui arriva constamment d'octroyer à tel membre de sa noblesse certaines parties de leurs terres ou des pensions payées sur leurs revenus (2). En 1361, néanmoins, après la paix conclue avec la France, nombre de ces prieurés étrangers furent rendus à leurs possesseurs (3), mais pour être de nouveau confisqués huit ans plus tard, le roi voulant trouver de l'argent pour continuer la guerre, qui avait éclaté encore une fois.

Quelques années après, le Parlement appelait l'attention du roi sur les maisons étrangères. En vertu de plusieurs lois édictées sous ce règne et sous les précédents, il était interdit aux religieux d'envoyer des sommes d'argent aux établissements situés au delà de la mer, et les contributions étrangères de toute sorte avaient été prohibées (4). Les Communes déclarèrent, à cette époque, que « les prieurés et autres maisons religieuses dépendant de monastères étrangers étant remplis de Français qui jouaient le

i. Reyner, « Apostolalus. » Appcnd. III, p. 147.

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