Brit. Muséum, Cotton M3., Appendice XXVIII, f
3. Étant données les grosses sommes que. Crumwell avait dépensées à l'achat de propriétés foncières, à faire construire des immeubles, etc., 7.000 livres en argent et autant environ en effets dérobés à l'Église forment un total très considérable. A cela il faut ajouter les 10.000 livres que détenait Gostwyke. En tout, 24.000 livres, soit plus d'un quart de million de notre monnaie actuelle (c'est-à-dire 7.200.000 francs).
lendemain, on a trouvé une volumineuse correspondance » (1).
Thomas Crumwell, le « cardeur de laine », pour nous servir de l'appellation sous laquelle Henri VIII commanda de le désigner, fut bien peu regretté en Angleterre. Il avait spolié et mis à mort des hommes et des femmes sans défense ; il s'était efforcé de voler aux religieux leur bonne renommée en même temps que leurs possessions; il avait frustré le peuple de ses droits et saisi le patrimoine des pauvres; il avait privé les infirmes et les vieillards de leurs hospices et autres lieux d'asile; il avait chassé de leurs cloîtres moines et religieuses, forcés d'errer à l'aventure dans la misère et l'infortune. Mais le jour de l'expiation parut enfin, et c'est par une ignominie méritée que se termina sa carrière.
i. « Inventaire », etc. ut suprà, n° 231,