‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 253 sur 288 · History », III, p · texte numérisé non relu

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de destruction (1). Les principaux inquisiteurs furent le docteur Richard Layton, Thomas Legh, le docteur John London et John Ap Rice. Deux autres, Richard Yngworth, évêque suffragant de Douvres, et William Petre furent surtout employés à l'œuvre de dissolution qui vint ensuite. C'est sur les témoignages des quatre premiers, et particulièrement sur ceux de Layton, de Legh et d'Ap Rice que s'appuient les accusations portées contre les monastères. On ne fit jamais la moindre recherche, autant qu'il est possible d'en juger, pour vérifier les assertions contenues dans leurs rapports. Ils recueillirent les racontars de personnes malintentionnées et méchantes, et il est donc de grande importance de bien connaître ceux qui prirent la responsabilité des accusations émises. « 11 n'est pas impossible, dit un écrivain moderne, que même d'aussi tristes personnages aient dit la vérité en cette matière. Mais la réputation des témoins doit toujours compter pour beaucoup dans l'appréciation des témoignages; or, la réputation de témoins aussi dépravés, vicieux et parjures que Layton et London ne pouvait être pire qu'elle ne le fut. Ces hommes n'étaient pas, « comme Loth, des justes affligés du commerce immonde des méchants, » c'étaient des « visionnaires obscènes », qui souillaient la chair, méprisaient la puissance de l'Église et, animés de l'esprit même du démon, calomniaient ses gloires et ses dignités (2). » Plus on examine les lettres et les rapports des agents royaux, moins leur témoignage paraît digne de foi. On ne saurait croire à la parole d'hommes de cette trempe :

1. Oldmixon,* History », p. 107, donne les noms de trente-huit d'entre eux.

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