Blunt, « Reformation », I, p
— Mien aucun cas elle ne peut peser. Si donc, après un tel laps de temps, il ne faut plus espérer pouvoir réfuter les accusations qu'ils portèrent, la nature même d'un pareil témoignage devrait suffire à réduire ces charges à néant. « En vérité, écrit M. Gairdner, nous n'avons pas lieu de concevoir une haute opinion du mérite des visiteurs de Crumwell (1). » Or c'est uniquement sur la déposition de ces hommes, nullement corroborée par aucun autre témoignage, que les moines ont été condamnés.
Le Dr Richard Layton peut être regardé comme le plus considérable des quatre inquisiteurs. 11 fut, on n'en peut douter, le plus actif et le plus zélé des serviteurs de Thomas Crumwell. Ses lettres, qui sont de toutes les plus nombreuses et les plus détaillées, abondent en accusations ignobles, tant générales que particulières. Elles trahissent l'imagination dépravée d'un être à qui le vice, sous ses pires formes, était familier. Sa correspondance, on le voit à première vue, est l'épanchement d'une nature tout à fait grossière et perverse ; aujourd'hui encore, elle souille la main qui s'y pose. Layton raconte ses fables de façon à prouver que le mal a pour lui beaucoup de piquant, et il pense bien que son maître appréciera et approuvera.
Ce prêtre indigne était d'humble origine. Dans l'une de ses lettres à Crumwell, il dit que « sans lui, il n'eût été qu'un porte-corbeille ». Il obtint, néanmoins, des places considérables dans l'Église. Il eut la sinécure de Stepney, la cure de « Saint-Faith's » et celle de « Harrow on the Hill », fut chanoine de « Kentish