‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 256 sur 288 · Wright, 157: Lettre de Layton à Crumwell · texte numérisé non relu

Wright, 157: Lettre de Layton à Crumwell

« compte trouver dans de mauvaises dispositions et l'abbé et le couvent. — Je vous en informerai, ajoute-t-il, si Dieu le permet, dans mes prochaines lettres » (1). Cette façon de procéder est aussi foncièrement en désaccord avec les principes d'une justice élémentaire que la conduite de Crumwell envoyant les abbés de Glastonbury et de Reading dans « leur propre pays pour y être jugés et exécutés ».

On a parlé plus haut de la manière dont le prieur de Lewes fut traité par Layton. C'était là une singulière façon d'entendre la visite des monastères; mais il est évident que Layton ne faisait que mettre à exécution un plan tracé d'avance.

Toute l'habileté de Layton, aidée de promesses ou de menaces, était parfois impuissante à extraire une accusation précise contre une maison religieuse : c'est ce qui lui arriva pour une « vieille mégère » sur les simples commérages de laquelle il fonda une accusation de faute criminelle contre deux Gilbertines. Dans ce cas, les gens de l'endroit étaient, disait-il, « ligués ensemble ». En effet, ce fameux visiteur a pour premier principe, quand il s'agit de moines et de religieuses, de les regarder tous, suivant sa propre expression, comme « des scélérats déloyaux, dissimulés, flatteurs et hypocrites » (2). Si tels ils ne sont pas, tels il faut qu'on les fasse paraître, et comme tels il faut les traiter. S'ils ne se proclament pas criminels, c'est qu'ils sont convenus de ne pas révéler leurs méchantes actions. Si, dans certains cas, par exemple à propos des chanoines de Leiceister, il ne

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