‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 258 sur 288 · Ibid., XXII · texte numérisé non relu

Ibid., XXII

pour ce jour de Pâques, car il produit autant que ma cure en une année, ajoute-t-il, et j'en serais très reconnaissant à Votre Seigneurie (1). »

Il connaissait à fond le faible de Crumwell pour l'argent et sa facilité à accepter des pots-de-vin : de cela on ne saurait douter. Dans une de ses lettres, il montre que les injonctions aux évêques « seront fort profitables » à Sa Seigneurie. Peu de temps après, il offre un présent considérable pour procurer à son protégé, Marmaduke Bradley, le poste d'abbé de Fountains (2).

Comme tant d'autres, Layton était, selon toute apparence, à la discrétion de Crumwell, en ce qui concerne les questions d'argent. Il empruntait à son patron et signait, en échange, des billets à date fixe. Il versa entre ses mains, les documents en font foi, des sommes considérables et lui donna même un « présent de nouvel an » de 20 livres : cadeau bien lourd pour un « pauvre prêtre », comme il s'appelle lui-même, et qui équivaut à plus de 200 livres de notre argent (3).

L'obséquieuse servilité du Dr Layton envers son maître a quelque chose de particulièrement répugnant. Rien de plus faux dans leur exagération que les termes dont il se servit en invitant un jour Crumwell à venir voir sa cure de Harrow : « Sûrement, dit-il, Simon ne fut jamais si heureux de voir le Christ son maître que je le serai de voir Votre Seigneurie (4). » A un certain moment, Layton désira obtenir le poste de chancelier du diocèse de Salisbury. Il n'hésita pas, pour

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