Ryrner, VI, p
4. P. ex., eo 32 et 33 du rî-gne d'Edouard I" ; en 25 et 38 de cch d'Edouard II.
rôle d'espions », les maisons de ce genre devenaient un véritable danger national. Elles demandaient donc que, « tant que la guerre durerait, tous les Français fussent bannis du royaume ». Mais Edouard 111 traversait alors une période d'embarras intérieurs et extérieurs, et il approchait du terme de son long règne.
Dans les premières années de ce règne, une certaine quantité de ces monastères avaient été naturalisés sur leur propre demande. Les moines de l'abbaye de ïhetford, par exemple, représentèrent que la nomination de leur supérieur était entre les mains des abbés de Cluny. Ce fait pouvait être toléré quand les religieux étaient des étrangers, mais non pas quand moines et prieur étaient tous Anglais. Ils désiraient donc être délivrés de cette dépendance et de l'obligation des subsides exigés par leurs frères du dehors. De même, ;le prieur de Sainte-Trinité (Holy Trinity), à York, demanda que sa maison fût déclarée fondation anglaise au même titre que les autres établissements religieux (1).
Sous le règne de Richard II, il semble que les domaines des « alien priories » restèrent en la possession du roi. Depuis de nombreuses années, les abbayes étrangères ne retiraient qu'un maigre profit de leurs « filiales » anglaises. Aussi n'attendaientelles, selon toute apparence, que l'occasion de s'en débarrasser aux conditions les plus avantageuses possible. Ainsi, en 1390, William de Wykeham acheta, avec l'assentiment du pape, les propriétés des prieurés étrangers de Hornchurch et de Writtle, dans le comté