‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 263 sur 288 · Rec. Office. — Corr. de Crumwell, XII · texte numérisé non relu

Rec. Office. — Corr. de Crumwell, XII

Crumwell. De même que Layton pensait que son maître regarderait l'histoire de l'abbé de Langdon comme une « comédie », de même Legh croit qu'il ne manquera pas de goûter ses calomnieuses « conjectures ». Pareillement, quand il ne « doute pas » que son maître ne trouve « mainte chose digne de réforme », il ajoute : « et la connaissance de ces choses rendra joyeux Sa Majesté et vous. » D'autant plus que cela vous « sera très profitable » (1).

Des accusations plus graves encore ont été portées contre Legh à propos de ses tournées dans les abbayes et couvents. Sanders dit que, « pour remplir fidèlement sa charge, il poussa les religieux à pécher, et il montrait plus d'empressement à parler d'impuretés que de toute autre chose (2), » accusation que confirme, en quelque sorte, la demande des « Pèlerins de Grâce » qui réclamaient le châtiment immédiat et exemplaire de Legh.

Dans plusieurs de ses lettres, Legh représente les religieux comme aspirant à quitter leurs cloîtres et à se faire délier de leurs vœux. Il écrit de Cambridge, par exemple (3), que les religieux tombèrent à ses genoux et, tendant les mains vers lui, le supplièrent de les libérer d'un pareil genre de vie. Quatre jours plus tard, il écrit d'Ely et, comme si les ressources d'expression lui manquaient, il emploie presque identiquement les mêmes termes (4). On peut juger de la complète inexactitude de ces allégations sur les sentiments des religieux par le nombre si minime de

i. Wright, p. 96.

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