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ceux qui sont donnés, dans les rapports, comme désireux de quitter le cloître (1). La lettre même de Legh, écrite en même temps que son rapport, dément ses informations. Il laisse entendre que, si on les force à se plier à des ordonnances impossibles, les religieux mèneront une vie si dure, qu'ils aspireront à partir et qu'aux yeux du monde il semblera qu'ils « ont été renvoyés sur leur propre sollicitation et prière » (2).
Legh était, comme Layton, l'intermédiaire auquel avaient recours les religieux indignes ou leurs amis pour faire à Crumwell des offres d'argent en vue d'obtenir une nomination à un poste quelconque dans les monastères. Le cas de Marmaduke Bradley à l'abbaye de Fountains a déjà été signalé. Legh extorqua encore une somme considérable, pour le compte de son maître, à l'abbé de Miravale (3) et à l'abbé de Saint- Albans (4). A Whitby, avant même de visiter l'abbaye, on demande si Crumwell a quelque ami qu'il désire nommer aux fonctions d'abbé, en cas que l'abbé actuel veuille se démettre ou qu'on trouve « quelque motif pour le destituer » (5).
Les deux visiteurs, Legh et Layton, acquirent une telle notoriété dans le pays tout entier, que la colère des insurgés du Lincolnshire et du Nord s'en prit surtout à eux et à leur maître Crumwell. « Le premier commissaire, le Dr Legh, écrit Chapuys à la reine
1. Dans la province d'York, le diocèse de Coventry, etc., il n'y a que 50 moines et deux religieuses qui désirent abandonner la vie du cloître. — Comperta, Brit. Muséum, Gleop., E., V.