‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 268 sur 288 · Rec. Office. — Corr. de Crumwell · texte numérisé non relu

Rec. Office. — Corr. de Crumwell

et honoraires. Crumwell reçut, entre autres, un droit de 10 livres et un présent de 266 livres 13 shillings 4 pence pour la nomination, à Evesham, d'un abbé, en succession de Clément Lichfield. Ce dernier, rapporte Anthony Wood, ne voulait pas abandonner son monastère : ce qui lui attira l'épithète injurieuse de « maudit abbé » de la part de Latimer, évêque de Worcester (1). Mais il résigna ses fonctions dans la suite et céda la place à Philippe Haforde, qui ne prit ce poste que pour l'abandonner au roi. C'est ce Philippe Haforde qui acheta Crumwell pour qu'il lui assurât une pension de 240 livres par an. Le même évêque écrit à Crumwell qu'il « trouvera en Haforde un ami fidèle » (2).

Pour récompenser Ap Rice de ses services, il semble que Crumwell ait eu l'intention de le nommer à quelque charge dans la cathédrale de Salisbury. Mais le doyen et le chapitre protestèrent par plusieurs lettres énergiques (3), et la nomination ne fut pas faite.

Les rapports d'Ap Rice sur les monastères nous montrent bien quelle mince confiance il faut avoir dans la véracité des accusations qu'il porte contre eux de concert avec Legh. Nous avons déjà parlé de la façon dont il arrangea les rapports sur l'abbaye de Saint-Edmundsbury, et cela suffit pour nous donner la mesure de ses aptitudes à la besogne dont on l'avait chargé.

Lorsqu'il ne pouvait découvrir aucune tache à la réputation d'un monastère, il en concluait que les religieux s'entendaient pour cacher leurs iniquités : tel

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