‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 28 sur 288 · Reyner, « Apostolatus », App. III, p · texte numérisé non relu

Reyner, « Apostolatus », App. III, p

d'Essex, pour y fonder le « New Collège » (nouveau collège) (1). De même, le prieuré de Tutbury, dans le Staffordshire, qui était une filiale de l'abbaye de Dinan, fut vendu en 1394. Il se trouvait alors entre les mains d'un certain Waldgrave, « qui versait annuellement 40 livres sterling au Trésor, comme John Chater, le prieur, avait accoutumé de faire. » L'abbé et les religieux du monastère français déclarèrent, dans l'acte de vente, qu' « en raison des guerres et de l'éloignement du lieu, ils n'en retiraient plus aucun bénéfice depuis cinquante ans. » Les frais nécessaires à l'expédition de l'argent excédaient toujours les profits, et ils avaient calculé que « même si la paix parfaite était conclue entre les rois d'Angleterre et de France, les bénéfices seraient encore si faibles qu'ils ne suffiraient qu'à l'entretien d'un seul religieux. »

Pour ces motifs, et parce que la propriété serait utile au prieuré de Chartreux que le roi Richard IL venait de fonder à Coventry, ils abandonnaient, en échange d'une somme de 2.400 francs, « en bon or de monnaie française », payée par les Chartreux, tous leurs droits sur leur filiale anglaise et ses possessions (2).

Le successeur de Richard, Henri IV, commença par montrer quelque faveur aux prieurés étrangers. Dès la première année de son règne, en 1399, il rétablit les maisons conventuelles, au nombre de trentetrois, tout en réservant pour lui-même, en temps de guerre, les subsides qu'elles payaient en temps de paix aux monastères de l'étranger. Ouelques années plus tard, sur l'avis de son conseil privé, il opéra une

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