Ibid., XLV
visiteurs et destructeurs des monastères, est un témoin aussi peu digne de foi que ses collègues. Il conquit de multiples honneurs dans l'Église, car il fut chanoine de Windsor, doyen d'Osney, doyen de l'église collégiale de Wallingford, et, de 1526 à 1542, recteur de New Collège, à Oxford. Ses lettres ne trahissent pas une animosité bien vive à l'endroit des religieux. Son zèle pour Crumwell s'employa surtout à recueillir pour le compte de son maître l'argenterie et les joyaux des églises monastiques et à dégrader ces édifices sacrés. Dans aucune de ses nombreuses lettres, il n'endosse nettement la responsabilité des accusations portées par les autres visiteurs, et celles qu'il émet de sa propre autorité sont fort vagues. Il rapporte, d'une façon très générale, qu'il trouve, chez les moines et chanoines, quantité de « jeune hommes corpulents et toujours grassement nourris », point du tout « instruits ni aptes à s'instruire », et il ajoute qu'il leur a conseillé « de remplacer quelques-unes de leurs cérémonies paresseuses par des exercices du corps, et de ne pas rester assis toute la journée, enfermés dans le cloître et désœuvrés » (1). London, bien qu'évidemment il ne soit pas prévenu en faveur des religieux, ne semble pas avoir été au delà de ces accusations très générales.
De fait, il y a lieu de croire que le Dr London fut poussé à entrer dans les vues de Crumwell et d'Henri plutôt par intérêt que par conviction. Il avait certainement été de ceux qui tenaient la rupture avec Rome pour une phase passagère de la querelle provoquée par le divorce du roi. Même il s'entremit pour empêcher