‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 272 sur 288 · Rec. Office. Corresp. de Crumwell, XXIII, n · texte numérisé non relu

Rec. Office. Corresp. de Crumwell, XXIII, n

sur les fenêtres et ailleurs (1). » Bref, l'histoire de son œuvre, telle qu'elle est contenue dans ses lettres, est, d'un bout à l'autre, l'histoire de la destruction à outrance. En agissant de la sorte, son but était, comme il le déclare à Crumwell, d'empêcher les frères de reprendre possession de leurs biens. De Coventry, il écrit qu'il a en partie détruit la maison des dominicains, « parce que les pauvres gens lui sont une lourde charge ». A Warwick, il avait dégradé les fenêtres de l'église des frères et avait, selon son habitude, suffisamment démoli la maison pour qu'on ne pût plus l'utiliser (2).

Comme les autres visiteurs, London prêtait l'oreille aux racontars des voisins, qui bien souvent ne demandaient qu'à conquérir la faveur de Crumwell en répandant des bruits méchants sur les victimes de sa politique de destruction. Ainsi certain dénonciateur informa London que l'abbé de Combe avait caché 500 livres sterling dans un lit de plumes chez son frère. Le visiteur se mit aussitôt en route pour l'endroit indiqué et fouilla tous les lits pour découvrir cet argent. Ne trouvant pas ce qu'il cherchait, il interrogea l'abbé luimême, qui « sans difficulté avoua » quelle somme il avait, et celle-ci n'était que de 25 livres (3).

De temps à autre, cet iconoclaste semble ralentir son travail de démolition et regretter les ravages qu'il cause. « A Stamford, dit-il, j'ai laissé jusqu'à présent en évidence, chez les Dominicains, une belle statue de cuivre doré, laquelle est fixée au marbre fait pour Dame Blanche de Lancastre. Elle est magnifique,

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