Ibid., n
et je veux attendre la décision du roi à ce sujet (1) .» Le monument que la vieille comtesse de Salisbury, mère du cardinal Pôle, s'était fait bâtir au prieuré de Christchurch, à Twynham, ne fut Fpas épargné non plus par la main de London, quand il visita le prieuré. « En cette église, écrit-il, nous trouvâmes une chapelle et un monument curieux, en pierre de Caen, érigé par la défunte mère de Reginald Pôle en vue d'y être ensevelie. Nous l'avons fait défigurer, et toutes les armes et tous les insignes ont étéentièrement effacés (2) .»
Il choisit, dans cette même église, qu'il trouva « bien garnie d'argenterie et de joyaux », plusieurs objets précieux qu'il pensa « dignes de servir à Sa Majesté le roi ». C'étaient : « un petit calice en or, une grosse croix surdorée dont le pied est orné de pierres précieuses et de perles, deux beaux bassins dorés avec les armes du roi bien émaillées, un grand ciboire doré pour le Saint-Sacrement. 11 y a aussi d'autres objets en argent, de bon aloi et de haut prix, lant pour l'usage de l'église que de la table, réservés et gardés pour le roi. »
Pareillement il choisit, parmi les trésors de la sacristie de la grande cathédrale de Coventry, quatorze chapes de brocart et deux autres en broderie ancienne, à l'usage du roi.
Pendant qu'il remplissait cette mission, London ne négligeait pas les intérêts de son maître. De l'abbé et des moines de Reading il obtient une donation signée du sceau de leur couvent en faveur de Crumwell, et il lui expédie le « parchemin » qui la lui garan-