‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 30 sur 288 · Rymer, VIII, p · texte numérisé non relu

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blés, et peut-être les quelques parcelles détachées des prieurés étrangers qu'on avait données aux laïques rendaient-elles ceux-ci désireux ne pas s'en tenir là (1). »

L'assaut le plus violent qu'eurent à soutenir les monastères, en matière de proposition tendant au pillage, ce fut un projet de loi dont le Parlement fut saisi dans la onzième année du règne d'Henri IV, en 1410, par John Oldcastle, mieux connu sous le nom de lord Cobham. « En cette année aussi, est-il dit dans le compte rendu de ce projet insensé et irréalisable, le roi tint son parlement à Westminster, et les Communes de tout le pays soumirent un bill au roi en vue d'arracher les biens temporels aux mains et à la possession des ecclésiastiques. La teneur de ce bill était que les revenus temporels follement gaspillés par de nombreux hommes d'Église suffiraient à l'entretien du roi, de 15 comtes, de 1 .500 chevaliers, de 6.200 écuyers et de 100 maisons de charité capables d'assister plus de pauvres qu'il n'y en avaitalors entoutel'Angleterre; et malgré toutes les dépenses susdites, le roi pourrait encore mettre annuellement dans ses coffres 20.000 livres sterling, pourvu que chaque comte reçut par an une rente de 3.000 marcs, chaque chevalier 100 marcs et chaque hospice 100 marcs, sous la surveillance de deux séculiers fidèles pour chaque maison ; stipulant en outre que chaque municipalité serait tenue d'entretenir les pauvres de la ville qui ne pouvaient travailler pour gagner leur vie, avec cette restriction que, si une ville se trouvait avoir plus de pauvres qu'elle n'en pouvait nourrir, alors lesdites maisons de charité

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