‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 31 sur 288 · Notitia », Préf.,p · texte numérisé non relu

Notitia », Préf.,p

devaient venir en aide aux municipalités. Et pour supporter toutes ces charges, ils faisaient valoir par ledit bill qu'il suffirait des revenus ecclésiastiques, lesquels s'élevaient à 323.000 marcs annuellement. » Suit une liste des différents monastères, pris dans divers diocèses, qu'on proposait de déposséder. « Ils firent encore valoir, par ledit bill, qu'en outre et en sus de ladite somme de 320.000 marcs, plusieurs maisons religieuses en Angleterre possédaient assez de revenus temporels pour entretenir annuellement 40.000 prêtres et clercs, en allouant à chaque prêtre un salaire de 7 marcs par an. »

A cette proposition extraordinaire « le roi ne fit d'autre réponse que de dire qu'il en délibérerait et y aviserait ; et sur cette réponse l'affaire se termina, de sorte qu'on ne prit plus de peines à ce sujet (1). »

Stowe, l'historien, rapporte que « lorsqu'il s'agit de déclarer en quels lieux on pourrait lever les grandes sommes nécessaires aux fondations et établissements susdits, les calculs des Communes se trouvèrent inexacts : c'est pourquoi le roi leur défendit de présenter, à l'avenir, de pareilles motions (2). »

Dans la seconde année de ce même règne, en 1 Ï00, le Parlement prit des mesures contre l'usage qu'avaient les religieux de se procurer à Rome des bulles qui les exemptaient des dîmes ordinaires. A l'origine, tous les religieux payaient la dime affectée aux terres qu'on leur avait octroyées. Pendant quelque temps, il est vrai, une exemption générale avait été accordée par Pascal II pour les terres exploitées personnellement

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