‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 33 sur 288 · Monasticon », tome IV, p · texte numérisé non relu

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furent rattachés aux monastères anglais existants. Ainsi, le prieuré de Goldcliff, dans le Monmouthshire, fut, sur la demande d'Henri Beauchamp, comte de Warwick, annexé à l'abbaye de Tewkesbury. Le pape Eugène, en 1452, publia à cet effet une bulle en vertu de laquelle (1) ce prieuré était enlevé à l'abbaye du Bec, en Normandie, à qui il appartenait depuis le règne d'Henri Ier, pour devenir une filiale de l'abbaye anglaise (2). L'abbé de Tewkesbury se débarrassa des moines français. L'un de ceux que nous connaissons, Dom Hugh de Noramville, devint l'aumônier d'une famille du Somerset et obtint plus tard de l'évêque Beckington la faculté d'enseigner (3). Les moines anglais ne purent, cependant, jouir en paix de leur filiale. Au bout de trois ans, les Gallois voisins chassèrent le prieur de Tewkesbury et ses frères, et bien que réintégrés un an après, ils ne conservèrent la filiale que trois années. A cette date, Henri VI fit don de ce domaine à « Eton Collège ». En 1461, il est vrai, lors de l'avènement d'Edouard IV, la filiale fut restituée aux moines. Mais, six ans plus tard, elle leur était enlevée de nouveau et donnée au même collège, qui en est encore aujourd'hui possesseur (4).

Les monastères étrangers ne se résignèrent pas à perdre leurs filiales en Angleterre sans tenter un effort pour reconquérir leur juridiction. En 1458, par exemple, l'abbaye de Cluny envoya une députation de trois moines à Henri VI. Le roi se trouvait à Saint- Albans ; ils s'y rendirent et furent bien accueillis par

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