‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 35 sur 288 · Wbethainttede Chronicle », tome II, p. 317 (Archives · texte numérisé non relu

Wbethainttede Chronicle », tome II, p. 317 (Archives

et la tradition ecclésiastique pour persuader aux Chartreux de faire la restitution réclamée, et ils affirmaient que ni la raison d'Etat, ni la crainte des guerres étrangères n'étaient des motifs légitimes pour leur enlever ces domaines. Enfin, prétendaient-ils, quand même le pape eût permis le transfert de leurs droits, il aurait dépassé les limites de son autorité, car « la puissance lui était donnée pour construire, non pour détruire (1). » Onze années furent inutilement consumées par les moines de Saint-Evroul à tenter de reconquérir leurs propriétés en Angleterre.

En 1427, ils portèrent leur cause à Rome, mais ne purent, néanmoins, obtenir la moindre satisfaction du roi d'Angleterre (2).

A part le cas des « alien prïories », l'histoire de notre pays, avant le règne d'Henri VIII, n'offre que peu de précédents en fait de suppressions de monastères, et encore découvrons-nous, dans chaque occasion, des raisons exceptionnelles qui expliquent et justifient l'extinction des établissements en cause. Leurs biens étaient, du reste, employés à servir les intérêts de la religion et de l'éducation. En 1459, l'évêque Waynfleet, de Winchester, fondait « Magdalen Collège » à Oxford. Les revenus se trouvèrent tout à fait insuffisants pour les besoins de la maison et « le collège supplia le fondateur d'augmenter ses ressources ». 11 donnait à entendre qu'on pourrait peut-être obtenir les propriétés du prieuré des Augustins de Selborne, « maintenant devenu un couvent désert, sans chanoines ni prieur » (3). L'évêque nomma une commis-

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