White, Lettre de Selborne
sion pour s'occuper de l'affaire : les déclarations des autorités du collège furent reconnues exactes. Les domaines du prieuré furent donc, le 3 août 1485, incorporés avec ceux de « Magdalen Collège ». Le directeur et les professeurs demandèrent alors au pape qu'il voulût bien sanctionner cet arrangement et, après de nombreuses difficultés soulevées par les autorités romaines, Innocent VIII confirma les effets de sa bulle du 8 juillet i486 (1).
Quelques années plus tard, en 1494, le pape Alexandre VI publia, à la requête d'Henri VII, des bulles autorisant la suppression de Mottisfont et de Lufïïeld et l'incorporation de leurs propriétés avec celles de la chapelle et de l'hôpital que le roi fondait en ce moment à Windsor (2). La raison qu'on invoqua auprès du pape pour l'engager à prendre cette mesure, c'est qu'en réalité ces maisons religieuses avaient cessé d'exister. Il n'y avait que trois chanoines à Mottisfont, un prieur et deux moines à Luffield. Or, en vertu de la fondation première, chaque prieuré eût dû contenir une douzaine de membres. Par suite de leur nombre infime, il leur était impossible d'accomplir les devoirs religieux de leur ordre. On représenta également qu'à Luffield la pauvreté était telle, que les constructions tombaient en ruines (3).
Quelques années après, John Alcock, évêque d'Ely, obtint la permission de supprimer le couvent de Sainlc-Radegonde pour en faire une école. Ce couvent était alors dans un état de pauvreté et de délabre-
i. Vers la môme date, Waynfleet obtint également le prieuré de Sele, dans le comté de Snssex.