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ment pénible : conséquence, disait la lettre d'autorisation royale, « de la vie dissolue des religieuses, en raison de la proximité de l'Université de Cambridge » (1). La communauté se réduisait à deux religieuses : « l'une, sœur professe d'une autre maison, l'autre encore une enfant ». Aussi, en 1 496, l'évêque s'adressa-t-il au pape Alexandre VI pour lui demander la permission, qu'il obtint, de convertir cette propriété en un collège. Celui-ci devait s'appeler la maison de « Sainte-Marie, Saint-Jean et Sainte-Radegonde », mais il prit, dans la suite, le nom de « Jésus Collège » (2).
De même, en 1507, l'abbaye de Sainte-Marie de Pratis, à Creyke, dans le Norfolk, fut regardée comme dissoute parce que l'abbé était mort et qu'il n'y avait pas de communauté pour en élire un autre (3). En vertu d'une convention tenue pour légale, les possessions de l'abbaye revenaient à la Couronne et Henri VII fit don, par lettres patentes, à la comtesse de Kichemond, de l'abbaye et de ses revenus, avec permission de les céder au « Christ's Collège », à Cambridge. C'est ce qu'elle fit, après avoir obtenu préalablement l'autorisation du Pape.
Le règne d'Henri VIII offre encore deux précédents: la suppression de Bromehall, dans le diocèse de Salisbury, et celle de Lillechurch ou Heigham, danslediocèse de Rochester. Ces deux maisons furent dissoutes, sur le conseil et à la sollicitation du saint évêque Fisher, de Rochester. L'empressement du roi en cette