‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 39 sur 288 · Ibid , p · texte numérisé non relu

Ibid , p

• MoiiasticoD », IV, p. 506.

insinuations sur leur « existence déshonorante », D'autre part, le zèle du roi et de son ministre en cette affaire fut si ardent, qu'il donne à soupçonner que leurs motifs réels étaient d'un ordre bien différent (1).

Tout autre fut le cas de Lillechurch (ou Heigham). Ce couvent était situé dans le diocèse même de l'évêque Fisher et à quatre milles environ de Rochester. En vertu de l'acte de fondation, il devait entretenir seize religieuses, et en 1524, il ne comptait que trois personnes. La dernière prieure était morte en janvier 1 520, et il ne fut pas procédé à une élection. Lillechurch avait été, à une certaine époque, une communauté prospère et florissante. Ainsi, en 1320, l'évêque Haymo de Hethe reçut, en une seule visite, les vœux de huit novices (2). Au moment où l'évêque Fisher, en employant d'ailleurs des procédés fort réguliers, sévit contre ce couvent, la maison avait une mauvaise réputation, et l'une, tout au moins, d'entre les religieuses avait été accusée d'immoralité sérieuse dix années auparavant. On n'avait élevé, selon toute apparence, aucune charge nouvelle depuis lors contre l'une quelconque des trois religieuses, et, comme il est dit dans le « Monasticon », « il semble probable que le nombre infime des religieuses contribua autant que leur genre de vie à la dissolution du couvent » (3). Quoi qu'il en fût, au cours même des poursuites, et avant la sentence de l'évêque ou la démission des sœurs, on donna lecture de l'acte par lequel le roi octroyait à « Saint- John's Collège » les propriétés de Lillechurch (4), et,

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