‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 45 sur 288 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

t de sa puissance, comme si elles lui appartenaient en propre, et fera la loi au reste du monde (1). »

Plus tard, le même personnage dit qu'il a vu Wolsey, lequel lui a parlé des instructions données à l'agent d'Henri VIII, Richard Pace. « Une chose, ajoute -Ml, m'a grandement étonné, et quelque étrange qu'elle paraisse, je la rapporterai à Votre Majesté. Il m'a dit, qu'afîn d'assurer l'élection qu'il convoitait pour le seul motif de l'exaltation du roi et la vôtre, il erait fort important que l'armée de Votre Majesté actuellement en Italie s'avançât vers Rome. Et alors si, après une admonition et des promesses généreuses, les cardinaux continuaient à se montrer réfractaires, ils seraient contraints par la force de relire. » Wolsey, déclarait-il encore, lui avait même dit que, s'il fallait 100.000 ducats pour réussir, « il se les procurerait avant peu » (2). Wolsey, au milieu de toutes ses intrigues, semble avoir entièrement perdu de vue le caractère sacré de ses fonctions. Dans son ardeur h employer la contrainte, la corruption ou la menace pour amener les cardinaux électeurs à faire choix de sa personne, il négligea de se rappeler qu'il était, comme eux, le gardien de l'honneur de l'Église et qu'il professait sa croyance en la protection dirigeante de la Providence sur le conclave. Les efforts de Wolsey pour arriver à la papauté échouèrent. Mais sa conduite envers les successeurs de Léon X fut aussi hautaine et aussi impérieuse que jamais.

Aux émoluments, ecclésiastiques et laïques, qu'il possédait, et aux pensions qu'il recevait de l'étranger, Wolsey ajouta, en 1521, les revenus des fonctions

Page 1