‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 46 sur 288 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

abbatiales de Saint-Albans. Il était hors d'Angleterre lorsque l'abbé Ramridge mourut en novembre de cette année-là. Le 12 du même mois, les moines de cette maison parurent devant le roi, à Windsor, pour solliciter de lui la permission de procéder à l'élection d'un successeur. Henri VIII leur fît un discours dont le « ton royal et divin » frappa si bien le secrétaire Pace qu'il en rendit compte à Wolsey le jour suivant. Au moment même où il écrivait sa lettre, une communication lui fut apportée, de la part du cardinal, « touchant le monastère de Saint-Albans ». — « Et après l'avoir lue, écrit Pace, et soigneusement réfléchi sur son contenu, j'allai tout droit vers Sa Majesté et lui donnai les lettres de Votre Grâce, à lui adressées, et traitant de celtemême question. Or, je le trouvai prêt à partir pour la chasse. Et cependant, malgré cela, Sa Majesté m'ordonna, par bonheur, de descendre avec lui dans le parc par le chemin secret: ainsi, j'eus les plus grandes facilités du monde pour présenter comme il le fallait la requête de Votre Grâce. Et le roi lut lui-même les lettres de Votre Grâce et me communiqua le contenu de celles-ci. Et les quelques paroles que Sa Majesté me dit en cette occasion furent les suivantes: « Par Dieu! « mylord le cardinal a supporté bien des frais dans « son voyage et a dépensé 10.000 livres, » ce que j'affirmai être exact, et je montrai à Sa Majesté qu'il était convenable qu'elle vous donnât un dédommagement. A quoi Sa Majesté répondit qu' « elle aimait mieux « donner l'abbaye de Saint-Albans à Votre Grâce qu'à « un moine quelconque (1). » Ainsi, sur la demande du cardinal, les revenus de la première abbaye du royaume

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