Ibid., Q« 12»ï, 28 février
les revenus de l'évêché de Worcester, une pension à l'un des dignitaires de la Cour de Rome qui s'est montré « bon pour lui » (1).
Wolsey avait alors obtenu la bulle qui l'autorisait à dissoudre le monastère de Saint-Frideswide, à Oxford r pour en consacrer les biens à la fondation de son collège (2). Le document avait été expédié de Rome vers la fin d'avril. La faveur avait été accordée grâce aux sollicitations pressantes des agents du cardinal, mais ceux-ci la firent passer pour avoir été consentie de plein gré par Clément VIL Les pouvoirs n'étaient pas précisément tels qu'ils désiraient les obtenir. L'acte renfermait cependant, comme ils disaient, « la clause motus proprii », et ils espéraient qu'on en pourrait tirer un bon parti. De fait, Clerk modifia le document dans ce sens sans la permission du pape ; mais au dernier moment, il découvrit que des pouvoirs si étendus ne seraient pas accordés. L'agent termine encore sa communication en déclarant que Ghiberto, l'un des dignitaires de la cour de Rome, « ne veut pas être connu ouvertement », mais fu'il a fait de son mieux, et' il pense qu'il s'attend à ob nir la pension demandée sur les revenus du siège épiscopal de Worcester. Clerk conseille à Wolsey de ne pas refuser, « car il pourra être utile » .
Pendant les quelques mois qui suivirent, on usa de pression pour avoir du Saint-Père l'autorisation de dissoudre d'autres monastères dans le dessein de faire aboutir les projets du cardinal à Oxford. Le pape semblait favorable à ces projets, mais le cardinal Sanc-