‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 59 sur 288 · Calendar», IV · texte numérisé non relu

Calendar», IV

Beaulieu, qui était aussi évêque de Bangor, écrivit au cardinal pour l'informer de la saisie injuste de certaines terres situées dans la paroisse de Sain t-Keverans (Cornwall) et appartenant à son abbaye. Il lui représenta que Beaulieu possédait ces biens depuis quatre cents ans, et que maintenant deux valets s'en étaient emparés. « Et l'un de ces personnages m'a écrit, dit-il, qu'il se propose de consacrer le bénéfice de l'endroit, qui est propriété de Beaulieu, à l'entretien d'écoliers, et il prétend qu'autrefois il y avait là une maison filiale de religieux (1). »

L'abbé d'York se plaint aussi de la saisie par Wolsey du prieuré de Bomburgh, dans le comté de Suffolk, qui était une filiale de l'abbaye de Sainte-Marie. Il rapporte que, le 11 septembre 1528, certains fonctionnaires du cardinal vinrent au prieuré, donnèrent lecture de l'autorisation du pape et du roi, « puis entrèrent dans ledit prieuré et emportèrent, outre les effets mobiliers, certains documents, papiers et contrats concernant notre monastère et lui appartenant, lesquels nous avions récemment envoyés à nos dits prieurs et frères de Bomburgh ». Cette filiale, dit-il, leur avait été donnée par Alan Niger, comte de Richmond, quatre cents ans auparavant, et l'abbaye, en raison de cette donation, était grevée de messes, de prières et d'aumônes. De plus, comme les revenus du prieuré ne se montent guère qu'à trente livres sterling, l'abbé offre « pour le projet spécialement honorable et louable que vous avez d'ériger et de fonder ledit collège... 300 marcs sterling, qui seront remis » sans délai, si le cardinal veut bien épargner le monastère (2). Cette

i. « Elli.s, Orif. L-tt. », III, IIe lérie, p. 60.

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