‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 71 sur 288 · Wright, ut supra · texte numérisé non relu

Wright, ut supra

Hknri vin. — I. 8

égard, s'il n'eût appris de façon certaine qu'il en avait déjà été informé parla sainte fille elle-même (1).

Dans une autre lettre écrite à cette date aux « lords du parlement », Fisher indique de nouveau les motifs, déjà donnés dans sa lettre à Crumwell, pour lesquels il a écouté la religieuse. Après leur avoir demandé de ne pas voter d'acte contre lui avant d'avoir entendu sa cause, il ajoute : « Et en attendant, veuillez considérer que je n'ai point recherché les visites de cette femme et n'ai vu en elle aucune sorte de fourberie. C'est une personne que, d'après nombre de conjectures vraisemblables et probables, je jugeai alors parfaitement honnête et pieuse, pleine de charité et de vertu. Je croyais en toute sincérité quelle était loin de feindre et de méditer avec astuce des artifices ou des supercheries. Et quelle tromperie était-ce de ma part de penser ainsi, quand j'avais sur sa vertu tant de témoignages probables ? Tout d'abord, la rumeur qui circulait dans le pays, où on l'appelait universellement la « sainte tille » ; en second lieu, son entrée en religion à la suite de certaines visions qu'on disait communément qu'elle avait eues; troisièmement, la piété et la science réelles qu'on attribuait à son père spirituel et à d'autres prêtres vertueux et instruits, lesquels témoignèrent alors de sa sainteté; enfin, monseigneur de Cantorbéry,qui vivait alors, homme de haute science et sagesse, qui l'assista à son exécution, me raconta qu'elle avait eu maintes belles visions, et j'appris de sa bouche de plus grandes choses que jamais je n'en appris de la nonne elle-même (2). »

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