Ibid., n
chacune de ses paroles; mais dès qu'il aura tiré d'elle tout ce qu'il pourra, il vous l'enverra (1). »
Un mois après, le Dr Bocking, « cellérier de Christchurch, à CantDrbéry. et Hadley, l'un des pénitenciers de cet endroit », furent arrêtés par le procureur général, Christopher Haies, « aussi secrètement que possible ». En même temps, Haies écrivait à Crumwell pour lui promettre de lui expédier, sous peu de jours, « le curé d'Aldington et l'official de Cantorbéry » (2). La religieuse elle-même était au pouvoir du ministre et soumise à ses interrogatoires depuis la visite qu'elle avait faite à Cranmer. Il est bon de remarquer qu'à dater de cet instant, tout ce qu on a raconté sur ses rétractations et ses aveux émane de Crumwell ou des agents de celui-ci, qui étaient déjà bien résolus à la faire passer pour une « nonne hypocrite ».
A propos des moines de Christchurch qui furent impliqués dans le procès d'Elisabeth Barton, nous en apprendrons long par une lettre qu'écrivit, vers cette époque, le prieur Thomas Goldwell à Crumwell : € Quant à la connaissance des choses dites par Elisabeth Barton, nonne, connaissance, a-t-elle déclaré, qu'elle a acquise en des extases et révélations, — voici ce que j'ai entendu et appris. Au début de l'affaire, c'est-àdire, je crois, il y a environ sept ou huit ans, Mgr Warham, alors archevêque de Cantorbéry, envoya son contrôleur, nommé Thomas Walle. de Cantorbéry, et me fit envoyer deux de mes frères, qui étaient le cellérier, le I»' Bocking, et Dom William Hadley, bachelier en théologie, à un endroit appelé Court of Street, pour y voir cette femme <*t voir quelles extases elle avait. Ils y