‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 78 sur 288 · Calendar, VI » n°s · texte numérisé non relu

Calendar, VI » n°s

2. Ibid., n° 1372. Notes rédigées par l'ambassadeur de France.

le bon évèque de Bochester, qui l'ont connue intimement (1). »

Vers cette époque, Elisabeth Barton et ses compagnons furent soumis, dans la Chambre Étoilée, à un rigoureux interrogatoire. Presque simultanément, le bruit se répandit qu'elle avait confessé ses impostures. Le 16 novembre, John Capon, abbé de Hyde, et alors évêque consacré de Bangor, écrivit à un de ses amis que « notre sainte nonne du Kent » s'était reconnue « traîtresse envers Dieu et le roi », c'est-à-dire, ajoutait-il pour expliquer sa pensée, qu'elle est « non seulement traîtresse, mais hérétique ». Elle et sescomplices « seront vraisemblablement mis à mort » (2). Lady Rutland, écrivant le lendemain à sir W. Paston, dit aussi avoir appris que « la sainte femme du Kent » a été interrogée par le conseil : « Ce qui est, déclaret— elle en terminant, l'une des choses les plus abominables que j'aie vues de ma vie, comme tout le monde le saura dans trois ou quatre jours au plus tard (3). »

L'abbé de Hyde avait lancé un peu prématurément la nouvelle de l'exécution de la religieuse et des autres. Cruimvell, sans nul doute, comptait obtenir une condamnation ; mais il s'éleva des difficultés inattendues qui le forcèrent dans la suite à poursuivre ses victimes par un « bill d'attainder » qu'adopta un parlement docile. Chapuys, qui, selon toute apparence, était présent, a fait le récit de ce qui arriva. « Le roi, écrit-il à son maître, a réuni les principaux juges et de nombreux prélats et nobles, pour les occuper pendant trois jours, du matin au soir, à délibérer sur les

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